L'intelligence artificielle est le résultat de 70 années de recherches et d'essais-erreur. Aujourd'hui, ce pantin dépendant des humains se prend pour un petit garçon. Il est maladroit, mal élevé, approximatif et arrogant, et tel Pinocchio, il a besoin d'une conscience externe pour le mener sur le droit chemin. C'est à nous de jouer ce rôle, et de ne pas nous laisser berner par les écrans de fumées produits par une Silicon Valley en quête de parts de marché sur l'avenir de l'humanité. Outil supruissant pour accélérer le progrès? Certainement. Singularité qui mimerait la conscience, l'intention, l'émotion, ou le libre arbitre? Nous en sommes encore bien loin. Ce Pinocchio mérite notre attention autant qu'il mérite une éducation fiable, et peut-être une fessée de temps en temps...
Composer une stratégie éditoriale réussie, c'est comme créer une symphonie en cinq mouvements. En utilisant la métaphore musicale "bruit, signal, son, rythme et harmonie", vous pouvez construire une stratégie cohérente et engageante qui captera l'attention de votre public et les emmènera dans un voyage mémorable avec votre marque.
"Les Somnambules" retrace l'évolution des idées scientifiques concernant l'univers, mettant l'accent sur l'astronomie et la cosmologie, en explorant les travaux d'Aristote, Ptolémée, Copernic, Kepler, Galilée, Newton et Einstein. L'ouvrage soutient que les progrès scientifiques sont le résultat d'une combinaison de créativité, de persévérance et de hasard. "Le cri d'Archimède" examine les processus de créativité à travers l'art, la science et l'humour en introduisant le concept de "bisociation". Enfin, "Le Cheval dans la Locomotive" explore la relation entre la science, la technologie et la société, en abordant les défis et opportunités futurs liés à leur évolution rapide.
Depuis les années 90, le design thinking a fait de nombreux petits, focalisés sur l'étape de génération d'idées. Nous avons voulu vous en présenter ici un large éventail, mais une réserve demeure : aucune de ces méthodes ne s'attarde véritablement sur les besoins et attentes des usagers, pourtant la pierre angulaire du design thinking. Le principal intérêt de ces méthodes est de vous offrir différentes options quand vient le temps de générer des idées, en fonction de vos objectifs, du contexte et des besoins spécifiques de votre équipe ou de votre organisation.
Le design thinking n’est pas le produit d’un éclair de génie dans l’esprit d’une seule personne, mais dans l’enchevêtrement des recherches de grands esprits du XXe siècle. Ils se sont penchés à la fois sur la psychologie humaine et sur la sociologie, mais aussi sur les mécanismes et les processus qui mènent à la conception d’un produit innovant. IDEO est à la fois l’aboutissement et un concentré de cette histoire.
Le design thinking est une méthode centrée sur l'utilisateur et itérative pour résoudre des problèmes en cinq étapes : empathie, définition, idéation, prototypage et déploiement. Flexible et adaptable, cette approche convient à diverses industries, problèmes, méthodes et tailles d'équipes. Cependant, attention à bien respecter l'esprit initial du design thinking et ne pas transformer ce processus en simple brainstorming. Mettre l'usager au centre, investir dans le problème à résoudre plutôt que dans les solutions magiques, privilégier la découverte et les erreurs, célébrer les échecs et l'humilité. Bref, maintenant, vous savez tout.
Un brainstorming réussi doit suivre certaines règles du jeu. D’abord, une préparation solitaire. Ensuite, l’idée est de « vider le drain » en privilégiant la quantité. Vient ensuite le « le choc bisociatif », qui encourage les participants à s'inspirer des idées des autres, même si elles sont floues ou mauvaises… quand soudain la fatigue vient marquer la fin de la période de génération des idées. Après une pause (important), les meilleures idées sont sélectionnées et peaufinées. Le tout est protégé par un cadre rassurant et psychologiquement sûr, pour s’assurer de la participation de tous. Et voilà!
Si on ignore encore ce qui se passe véritablement dans un cerveau qui a une idée, on connaît mieux les étapes nécessaires à son accouchement, grâce aux travaux de Poincaré et Hadamard. D’abord, un travail préparatoire conscient pour générer un grand nombre d’idées faciles et évidentes. Ensuite une période d’incubation inconsciente, un moment de lâcher prise qui permet à notre cerveau de créer des liens inconscients. Puis soudain, c’est l’illumination: le moment de l’Eureka, de certitude absolue. Une vérification peut être nécessaire. Enfin, le temps de la formulation vous permet de partager cette idée.
Identifier un problème. Faire preuve de curiosité. Faire des liens. Se lancer dans une première tentative. Répéter encore et encore pour parfaire sa technique. Transformer le jeu en idée utile. Découvrir un outil. Inventer un outil. Transformer un potentiel en réalité. Passer de l’idée au projet. Produire, penser avec ses mains. Les grands singes Nueva, Sultan, Koko — et Kohler — venaient de révéler au monde entier les étapes d’une découverte ou d’une invention. Cette démonstration de créativité, née de l’imagination d’un grand singe était la preuve qu’on savait d’instinct comment résoudre un problème, comment innover.
Alors quand on se présente comme un « village gaulois », c’est Urdezo et Goscinny qu’on interpelle… et pas l’Histoire. La stratégie du village gaulois, c’est la stratégie du désespoir, avec comme seule consolation une défaite retardée, mais pas moins brutale. La stratégie du village gaulois, c’est la stratégie de l’entêtement, qui finira par jouer contre nous, et servira d’exemple aux plus forts que nous. Alors… changez de stratégie.
Un focus group, ce n’est pas un groupe de personnes à qui l’on va poser des questions tour à tour. Un focus group, c’est un groupe de gens qu’on rassemble et qu’on observe. On a un sujet à partager avec eux. Ils vont parler, se taire, se couper la parole, s’imposer, se mettre en retrait, parler plus fort ou s’engueuler. Ils vont peut-être s’entendre, articuler une pensée de groupe ou se quitter fâchés. Un focus group, ce n’est que l’observation de ces échanges, de ces comportements, de ces silences. Si votre focus group ce n’est pas ça… alors votre focus group n’est pas un focus group. Au mieux, ce sont des entrevues au rabais, par paquet de dix. Si vous n’avez pas l’intention d’observer les interactions des participants, alors vous n’avez pas besoin d’un focus group. Vous allez préférer des entrevues ethnographiques individuelles dans un contexte favorable aux échanges.
Le persona est souvent utilisé pour décrire un groupe-type d'usagers ou de clients. Le persona incarne. On le voit, on l'imagine, on s'y attache. Or, ce persona n'est souvent qu'un profil, rien de plus. Le persona — le vrai, celui hérité du théâtre grec — est un personnage, pas une personne. Ce personnage lui-même repose sur un archétype — une figure "primitive", qui sert de repère universel. En créant un lien entre le profil, le persona et l'archétype, vous créez les conditions parfaites pour prendre en compte des vérités de vos usagers. C'est en essayant de comprendre ce qui se cache ici que vous allez pouvoir concevoir des produits, des services ou des offres qui répondront réellement à un besoin.
L’école n’est plus le seul lieu d’apprentissage et les organisations doivent explorer diverses méthodes pour favoriser le développement des compétences et rester compétitives. Perrier Jablonski propose ici un cadre comprenant quatre dimensions : le corpus (ensemble des connaissances organisées et accessibles), le cursus (parcours temporel de l’apprenant), le campus (lieu physique ou numérique d’apprentissage) et le caucus (vision commune et ambition collective), qui vous permettront de mettre sur pied une école «à vous», adaptée à votre réalité, mais aussi aux réalités du monde qui vous entoure.
La nature est harmonieuse. Fonction, élégance, économie... votre design est un tout. Un produit très utile mais moche ne se vendra pas. Un produit magnifique qui ne sert à rien et qui est coûteux en énergie est simplement une mauvaise idée. Enfin, un produit qui simplifie la vie, mais qui est laid aura forcément un concurrent féroce à ses trousses. Un design réussi, c’est un produit utile et beau, qui facilite la vie de l’usager et qui a peu d’impact sur l’environnement. Au travail!
Voilà! Vous avez le mode d’emploi. Un conseil : ne vous engagez pas dans 12 chantiers pour vouloir être le meilleur partout. C’est très coûteux en temps, en argent et en énergie. Et vous serez un Jack of all trades faible. Choisissez un, deux ou trois de ces douze chemins et suivez-les… en devenant le meilleur. Bonne route!
Les récits nous rassemblent et nous ressemblent. Ils forment un corpus de règles qui fixent le bien et le mal, le moral et l’immoral. Aujourd’hui les entreprises n’hésitent pas à s’emparer des motifs narratifs pour frapper l’imaginaire. Souvent, ils reposent sur des mythes entretenus, ou carrément inventés.
La série à succès Ted Lasso diffusée sur Apple TV+ nous offre l'opportunité de jeter un regard original sur votre rôle de gestionnaire. Un regard de débutant pour inventer et faire confiance. L'humilité et la curiosité pour savoir ce qui se passe réellement. L'amnésie pour repartir chaque jour du bon pied. La hauteur pour ne pas laisser un problème polluer votre équipe. Des rituels rassurants. Une garde rapprochée qui vous complète plus qu'elle ne vous ressemble. Une aide extérieure quand vient le temps de vider votre sac. Et surtout, surtout... un esprit de dérision qui vous protège des mauvais coups, et qui rend la vie plus jolie. Merci, coach Ted!
Alors, autorité ou influence Il n’y pas de bonne ou de mauvaise réponse. La vérité est que la nature du changement et la personnalité et l’expérience du gestionnaire influenceront certainement le choix de stratégie. Dans les deux cas, commencez par définir votre ancrage stratégique et assurez-vous qu’il soit compris et partagé. Ensuite, soyez prêts à faire face aux questions et aux préoccupations de vos employés et n’ayez-en crainte...elles indiquent que le changement s’opère!
Nous pensons à travers un cadre, une boîte mentale, souvent invisible, mais bien réelle. Tant qu’on reste à l’intérieur, on peut innover, mais on reste dans le connu. L’induction permet d’en sortir, en partant de ce qu’on fait réellement pour imaginer un autre métier possible. Ce nouveau regard ouvre la voie à des idées différentes, mieux alignées avec ce que le monde attend — ou ce que vous voulez vraiment proposer. Ce n’est pas un exercice abstrait, mais une méthode pour faire de la place dans votre stratégie, et retrouver le fil du sens. Car parfois, une bonne question vaut mieux qu’un plan.




















