Nous devons l'évolution du brief grâce à plusieurs géants de la pub. Leo Burnett, Bill Bernbach, Stanley Pollitt et Stephen King ont chacun contribué à des aspects précis, comme la mise en place d'une méthodologie claire, l'introduction du storytelling et du consommateur au cœur du processus, et l'intégration de la recherche et de la planification stratégique. Le brief est passé d'un simple guide pour les créatifs à un document holistique qui oriente l'ensemble de l'agence dans le but de créer des campagnes plus efficaces et ciblées.
Et voilà! Vous connaissez désormais mes secrets de Keynote. Un mot d'ordre : dirigez l'attention, contrôlez-là et assurez-vous que ce décor ne vienne pas éclipser votre prestation à vous. La star, c'est vous, pas votre présentation. Coupez, éliminez, simplifiez, évitez les distractions, et assurez-vous que la lumière soit centrée sur votre discours, et pas votre doc. Bon show!
En bref, l'idée est d'être conscient des gestes que vous faites en pitch. Trop? Pas assez? Maladroits? Ne tombez pas dans la psycho-pop pour essayer de comprendre ceci ou cela, mais concentrez-vous sur l'effet que vos gestes peuvent avoir sur votre auditoire, et fiez-vous à ces quelques personnalités brillantes pour vous inspirer des remèdes efficaces à ajouter à votre panoplie d’orateur. Essayez d’ajouter (ou de retenir, selon votre nature) quelques gestes à vos paroles. Dans tous les cas, votre objectif est de capter l’attention de vos interlocuteurs, alors ne faites rien pour rien.
Un pitch réussi est une composition soigneusement orchestrée de quatre éléments clés : le PowerPoint, qui sert de guide visuel; votre discours, qui confère autorité et nuance, le document leave-behind, qui offre un approfondissement pour les curieux et enfin les annexes, qui satisfont le besoin de détail des experts. Chacun a un rôle spécifique et irremplaçable. Ne cédez pas à la tentation de tout dévoiler en une seule fois; le génie réside dans l'équilibre et la modulation de ces outils.
L’innovation n’a pas suivi une trajectoire parfaitement droite.
Elle a désigné le renouvellement d’une réalité existante, le remplacement d’une obligation, l’introduction de nouveaux ordres politiques, l’adaptation prudente des institutions, la transformation du capitalisme, la diffusion sociale d’une nouveauté, la rupture publicitaire et la recherche d’un avantage économique durable.
Le mot s’est étendu jusqu’à contenir des phénomènes très différents, parfois contradictoires.
Mais le véritable renversement historique est ailleurs.
Pendant des siècles, l’innovation était une accusation. L’innovateur était celui qui troublait l’ordre politique, religieux ou social.
Aujourd’hui, l’innovation est devenue une obligation. Une organisation qui n’innove pas doit presque s’en excuser.
Autrefois, il fallait se défendre d’innover.
Aujourd’hui, il faut se défendre de ne pas le faire.
Le progrès porte une direction, une intention et une promesse collective. L’innovation indique seulement qu’une nouveauté a été introduite et, parfois, adoptée. Elle ne nous dit pas si cette nouveauté est utile, juste, désirable ou même intelligente.
L’innovation n’est donc pas nécessairement le Progrès.
Elle nous dit que quelque chose a changé.
Le Progrès nous oblige à demander pourquoi, pour qui — et si ce changement en valait vraiment la peine.
La PAIP offre un cadre solide pour définir et comprendre une marque. En examinant les quatre éléments clés - Produit, Attitude, Public et Idéal - les entreprises peuvent élaborer des plans marketing efficaces et différencier leur marque sur le marché. Plus qu'un simple cadre de travail, c'est un point de départ essentiel pour toute entreprise souhaitant réussir dans le monde du marketing d'aujourd'hui — mais aussi une destination claire pour tout le monde : employés et clients.
Le nudge est un outil puissant par son effet, et par son coût dérisoire. Ce qui s'applique à la politique s'applique à l'influence en général. Maintenant, nous connaissons mieux les leviers qui influent sur le choix d'un citoyen. Ce sont les mêmes que pour un client, un employé ou un usager. Les nudges sont un outil de changement comportemental puissant qu'il s'agit alors de manipuler avec soin, car le dérapage éthique n'est jamais bien loin, et qui mérite une surveillance de tous les instants.
Voilà! Vous savez tout — et vous en savez certainement trop aussi — sur les nudges, ce principe qui repose sur la paresse humaine, et qui veut proposer un coup de pouce à un usager, un client... ou un citoyen. L'idée est d'éviter la manipulation, et de viser le choix éthique que la personne aurait fait de toute façon. Si les exemples amusants, ou mêmes brillants pullulent sur le web, il convient cependant de se méfier de cet outil de facilitation d'un choix par un tiers, sorte de paternalisme libertaire, qui permettrait aux politiciens de nous forcer — en douceur — à prendre des décisions...
La vision et les valeurs ne suffisent pas. Vos interlocuteurs vont avoir besoin de preuves. Les attributs — les features — de votre produit vont faire le travail de démontrer par A+B que votre ambition n'est pas vide. Ils sont des preuves de promesse, mais surtout la concrétisation ultime de ce qui vous rend différent, au-delà des grands discours. Misez sur vos attributs. Investissez en recherche et développement. Simplifiez, pensez à l'utilisateur et créez un choc, c'est la recette de la plus grande marque au monde...
L'ordre ne disqualifie pas votre créativité, comme le désordre ne vous rendra pas plus créatif nécessairement. Ni le chaos ou le rangement ne parlent en votre nom. Des temps de désordre créatif, des temps d'ordre productif. Nous avons même parfois deux lieux distincts, comme une opportunité de séparer les moments rangés des moments dérangés. Et de cet équilibre naît votre personnalité, votre identité créative faite de magie et de fées bienveillantes pour vos idées.
Biologiquement, nous ne sommes pas faits pour être mis en concurrence les uns contre les autres. Les remises de prix distribuent surtout des déceptions, et les médaillés de bronze sont plus heureux que les médaillés d'argent. Dans un monde obsédé par "le premier", toute performance est une déception, à moins qu'elle nous ait propulsés tout en haut du podium. Attention à cet effet pervers de la compétition dans votre organisation. Pensez à Seinfeld. Pensez à Jacquard. Pensez à Einstein, qui ne se battait contre personne d'autre que lui-même.
Alors que les figures "somnambules" se multiplient, glorifiant le manque de sommeil et la résistance à la fatigue, on peut aussi compter de nombreux génies qui étaient aussi de gros dormeurs. Le sommeil est important pour la santé physique, mais aussi mentale. Mieux encore, l'endormissement est un moment privilégié pour les créatifs. Aussi appelé l'état hypnagogique, ou phase N1, c'est un moment intermédiaire entre l'éveil et l'inconscient, qui ouvre grandes les portes de la créativité, et que Darwin et Dali utilisaient à bon escient pour stimuler leur créativité.
En interrogeant notre époque sur son appétit pour le changement et la vitesse, Bellamy introduit l'idée du point fixe. Du repère. Du moral. Du connu. À nous alors de définir ce que nous demandons au changement. Voulons-nous l’innovation — simple rattrapage face au temps corrupteur ; ou bien le progrès — qui nous dirige vers un destin idéal, mais qui nous impose de définir notre morale Bellamy ne répond pas à ces questions, mais il nous force à y penser.
Le Tsundoku, loin d'être une mauvaise habitude, peut se révéler être un atout précieux pour les gestionnaires d'entreprise. Il encourage l'ouverture d'esprit, la gestion efficace du temps et offre une source inépuisable d'inspiration et de connaissances. En adoptant une approche réfléchie et organisée du Tsundoku, tout gestionnaire peut transformer cette pile de livres non lus en une précieuse ressource intellectuelle.
La chercheuse espagnole Nazareth Castellanos a révélé que les humains ont sept sens, et non pas seulement cinq. Nous sommes aussi capables de proprioception (capacité à percevoir la position et le mouvement de notre corps dans l'espace) et d'intéroception (capacité à ressentir l'état interne de notre corps). Ces deux sens jouent un rôle crucial dans notre vie quotidienne et ont des implications importantes pour la gestion des émotions et la santé mentale. Mieux les connaître, c'est s'apprêter à devenir un meilleur gestionnaire, ancré dans le réel et sensible à la puissance de nos cerveaux.
Le bain de forêt, ou Shinrin-Yoku est une pratique japonaise qui consiste à se promener dans un environnement forestier pour réduire le stress et améliorer la santé. Les études ont montré que cette pratique peut avoir des effets bénéfiques sur la santé, notamment en améliorant la concentration, en renforçant le système immunitaire et en réduisant la pression artérielle.
Si la différenciation est une arme efficace pour percer dans un marché, elle n'est pas la seule. D'abord, il faut identifier si la différenciation est tangible (réelle) ou intangible (perceptuelle). Les marques qui veulent attirer l'attention des consommateurs doivent choisir entre la différentiation par sophistication ou par épuration. Mais elles ne sont pas les seules stratégies possibles. On peut aussi mener une stratégie de prix ou de focus. Encore là, plusieurs approches possibles: des stratégies de public, d'encerclement ou d'univers de marques sont possibles, afin de miser sur un public acquis d'avance qui n'attend que de nouvelles propositions de votre part. En somme, la différentiation n'est ni la seule stratégie ni toujours la meilleure... de quoi nourrir vos prochains plans stratégiques!
Ces trois biais – excès d’optimisme, oubli des imprévus et biais de planification – sont autant d’obstacles à une estimation réaliste du temps. Mais prendre conscience de leur existence est déjà un premier pas pour mieux les contrer. Comment En adoptant des stratégies simples mais efficaces : ajouter une marge supplémentaire aux prévisions, anticiper les imprévus et découper les tâches en étapes précises. Parce que, oui, ça va toujours être long. Mais avec un peu de préparation, on peut transformer cette fatalité en opportunité de mieux planifier et, finalement, de mieux réussir.
Vous trouverez souvent trois modèles d'architecture de marque : Branded House, House of Brands ou encore Hybrid en anglais. C'est bien... mais c'est bien peu. Nous avons fait un peu de ménage dans le vocabulaire, et dans les exemples. On identifie les marques monolithiques (toutes le même nom), les marques ombrelles (un nom ou une identité de marque-mère partagée avec des marques-filles), les marques-caution (la marque-mère en arrière de la marque-fille) et les marques individuelles (aucune relation entre la marque-mère et la marque-fille)... Mais nous avons aussi inventé les marques "par traits", où les marques-filles "empilent" les traits de la marque-mère, dans un organigramme... très organique.
La méthode SCAMPER est un outil de créativité puissant, qui aide à générer de nouvelles idées en modifiant des concepts existants. Elle est basée sur sept commandes : Substituer, Combiner, Adapter, Modifier, Mettre à profit, Éliminer et Réorganiser. L'origine de cette méthode remonte à Alex Osborn, qui a introduit les techniques de brainstorming dans les années 1950. Bob Eberle a ensuite adapté et développé la méthode SCAMPER, qu'il a présentée dans son livre de 1971. Aujourd'hui, cet outil est largement utilisé dans divers domaines pour stimuler la créativité et résoudre des problèmes.




















