Les econs sont une illusion théorique qui a longtemps masqué la complexité des comportements humains. Richard Thaler a démontré que nous sommes des êtres irrationnels, influencés par nos biais et émotions, nécessitant des approches adaptées comme les nudges. Ce passage de l’idéal rationnel au comportement réel a révolutionné les politiques publiques et les stratégies marketing, rendant nos systèmes plus efficaces en tenant compte de notre nature humaine et de ses contradictions. Pour influencer positivement, il est crucial de comprendre et d’intégrer cette complexité.
La netnographie explore les interactions numériques pour comprendre les dynamiques des communautés en ligne. Inspirée de l’ethnographie, elle analyse des échanges souvent plus authentiques que dans les études classiques. Elle s’applique à de nombreux domaines : marketing, sociologie, santé publique, innovation, et culture. Des outils comme NetBase ou Talkwalker simplifient le traitement des données massives. En offrant un accès direct à des données riches et en temps réel, la netnographie est une méthode essentielle pour décrypter les comportements et anticiper les tendances dans un monde connecté. Cependant, elle n’est pas exempte de défis : représentativité des données, enjeux éthiques liés à la vie privée, et rapidité d’évolution des plateformes.
Le beurre d'Isigny incarne l'excellence d'un produit de terroir devenu emblématique. Son succès repose sur un savoir-faire ancestral, une matière première d'exception issue de vaches nourries dans des pâturages riches, et une maîtrise des techniques de conservation et de distribution qui ont permis sa renommée au-delà des frontières normandes. Cette histoire illustre comment une production locale peut se transformer en une marque légendaire, symbole de qualité et d'authenticité.
Le marketing social et le modèle des 5C offrent un cadre puissant pour concevoir et mettre en œuvre des campagnes visant à induire des changements de comportement bénéfiques pour la société. En se concentrant sur le comportement souhaité, en minimisant les coûts perçus, en communiquant efficacement, en augmentant la capacité d'accès et en collaborant avec des partenaires clés, les campagnes de marketing social peuvent surmonter les obstacles à l'adoption de comportements positifs et créer un impact durable.
Mauvaise nouvelle : les critères socio-démographiques basés sur l'âge, le sexe ou encore les revenus nous rassurent, mais ne nous disent pas grand-chose -sinon rien. Bonne nouvelle : les marques ont aujourd'hui les leviers technologiques pour rejoindre leurs cibles avec précision, jusqu'à créer leur audience sur mesure... et elles ont tout intérêt à le faire de manière profonde et durable.
Pour innover, on a besoin de capacité et d'aptitude. La capacité, c'est tout ce qui s'achète (ressources, technologie, brevets...) L'aptitude, c'est tout ce qui ne s'achète pas (temps, permission à l'erreur, écoute candide). La capacité, c'est l'outil et l'aptitude c'est le talent de la main sur l'outil. Souvent les organisations pensent avoir créé des conditions favorables en investissant massivement dans la capacité... mais celles qui réussissent ont aussi le talent de développer l'aptitude de leurs troupes.
Si l’on devait créer une organisation sur le modèle du cerveau d’Einstein, elle serait bâtie autour de trois départements : un département « sensoriel », dont la mission serait d’appréhender mieux que quiconque le monde qui nous entoure. Ensuite, un département de création dont la mission serait d’imaginer (avec des images, donc) des concepts et de retarder au maximum l’expression des idées (les mots). Enfin une direction exécutive pratico-pratique, qui sait prioriser ce qui doit l’être, axé sur le concret et sur l’action. Enfin et surtout… ces départements ne seraient rien sans la matière blanche : des agents de liaison doués pour faire circuler l’information, transmettre adéquatement des idées d’un département à l’autre.
Sentez le monde, laissez votre esprit « imaginer », retardez la formulation de votre réflexion, misez sur le concret et l’action. Et surtout… faites circuler l’information! Un dernier conseil : ne vous faites pas voler votre cerveau, vous allez en avoir besoin.
Devant le changement, on préfère souvent le statu quo, et ce, même lorsque le changement est préférable. Selon Robert Gifford, 7 dragons expliquent l’inaction : la cognition limitée, les idéologies, la comparaison aux autres, l’incrédulité, les coûts irrécupérables, les risques perçus et le comportement limité. Bref, ce sont les 7 raisons qui expliquent pourquoi, encore aujourd’hui, le taux de pénétration de la voiture électrique au Canada demeure si faible.
Un brainstorming réussi doit suivre certaines règles du jeu. D’abord, une préparation solitaire. Ensuite, l’idée est de « vider le drain » en privilégiant la quantité. Vient ensuite le « le choc bisociatif », qui encourage les participants à s'inspirer des idées des autres, même si elles sont floues ou mauvaises… quand soudain la fatigue vient marquer la fin de la période de génération des idées. Après une pause (important), les meilleures idées sont sélectionnées et peaufinées. Le tout est protégé par un cadre rassurant et psychologiquement sûr, pour s’assurer de la participation de tous. Et voilà!
La méthode SCAMPER est un outil de créativité puissant, qui aide à générer de nouvelles idées en modifiant des concepts existants. Elle est basée sur sept commandes : Substituer, Combiner, Adapter, Modifier, Mettre à profit, Éliminer et Réorganiser. L'origine de cette méthode remonte à Alex Osborn, qui a introduit les techniques de brainstorming dans les années 1950. Bob Eberle a ensuite adapté et développé la méthode SCAMPER, qu'il a présentée dans son livre de 1971. Aujourd'hui, cet outil est largement utilisé dans divers domaines pour stimuler la créativité et résoudre des problèmes.