L'immensité du volume de données disponibles a poussé les experts à faire des regroupements, des recoupements, des moyennes, des écarts-types, et surtout... des conclusions. Parfois (souvent, même), on confond la corrélation et la causalité. Des données qui se suivent ou se recoupent ne sont pas forcément liées par un lieu de causalité. La causalité établit un lien de cause à effet qu'il va falloir démontrer. Reste le hasard, qui peut prendre plusieurs formes : les coïncidences, les coups du sort et la sérendipité.
Ne pas savoir n’est pas un échec, c’est une méthode. Le savoir négatif permet de clarifier nos limites pour mieux les dépasser. L’effet Dunning-Kruger nous rappelle que l’humilité est une forme de lucidité. La candeur, loin d’être naïve, est une stratégie adulte : elle ouvre la voie à l’innovation. Les enfants réussissent parfois mieux que les experts parce qu’ils n’ont pas peur d’échouer. Être consultant, ce n’est pas avoir toutes les réponses, mais poser les bonnes questions. La vraie expertise, c’est savoir qu’on ne sait pas… encore.
L’engouement pour les produits locaux au Québec reflète une quête d’authenticité, un soutien à l’économie régionale et un souci environnemental. Les certifications comme Aliments du Québec et Écocert Canada garantissent qualité et durabilité, tandis que les labels régionaux, comme Saveurs des Laurentides, valorisent les terroirs. Produits Québec distingue trois niveaux – Conçu, Fabriqué et Produit au Québec – pour mieux refléter l’apport local. Ces outils renforcent la confiance des consommateurs et valorisent le savoir-faire québécois dans une démarche durable.
Un bon brief, c’est quatre briefs. Un brief client pour répondre aux besoins d’affaires, un brief marketing pour déranger le marché, un brief créatif pour répondre aux besoins de communication et, enfin, un brief agence pour organiser tout ce travail.
C'est grâce à Pine et Gilmore qu'on en sait désormais plus sur l'expérience-client. Pour créer une ’expérience, dvenez unique, créez une valeur perceptible et commercialisez cette valeur à son juste prix. Pour vous assurer d'une expérience complète, pensez bien à couvrir les quatre aspects importants de l'expérience : le divertissement, l'éducation, l'évasion, l'esthétique.
La technique Feynman permet d’expliquer l’inexplicable. Mais gare à vous ! C’est une technique cruelle, car elle vous jette en plein visage que vous ne savez pas tout ce que vous pensiez savoir. Vous devez donc être en mesure d’expliquer sans jargon, en racontant une histoire remplie d’analogies simples. La technique Feynman, c’est avant tout un travail d’humilité personnelle face à vos savoirs. C’est ce qui distingue les génies des autres.
Le monde change à un rythme effréné, et chaque organisation doit s’adapter si elle veut rester pertinente. L’équipe de cyclisme du Royaume-Uni l’a bien compris. Menée par David Brailsford, elle a appliqué la théorie des gains marginaux, selon laquelle il est préférable de s’améliorer de 1% dans plusieurs facettes que de tenter changer 100% d’un coup. Grâce à cette méthode, une équipe qui n’avait remporté qu’une seule médaille d’or en 100 ans est parvenue à remporter sept médailles d’or lors de trois compétitions olympiques consécutives.
Le nudge est un outil puissant par son effet, et par son coût dérisoire. Ce qui s'applique à la politique s'applique à l'influence en général. Maintenant, nous connaissons mieux les leviers qui influent sur le choix d'un citoyen. Ce sont les mêmes que pour un client, un employé ou un usager. Les nudges sont un outil de changement comportemental puissant qu'il s'agit alors de manipuler avec soin, car le dérapage éthique n'est jamais bien loin, et qui mérite une surveillance de tous les instants.
Voilà! Vous savez tout — et vous en savez certainement trop aussi — sur les nudges, ce principe qui repose sur la paresse humaine, et qui veut proposer un coup de pouce à un usager, un client... ou un citoyen. L'idée est d'éviter la manipulation, et de viser le choix éthique que la personne aurait fait de toute façon. Si les exemples amusants, ou mêmes brillants pullulent sur le web, il convient cependant de se méfier de cet outil de facilitation d'un choix par un tiers, sorte de paternalisme libertaire, qui permettrait aux politiciens de nous forcer — en douceur — à prendre des décisions...
La politique municipale n’est réellement de proximité que si elle repose sur une vraie connaissance de la population. Les biais citoyens et politiques nuisent à l’efficacité des relations. L’ethnographie permet de mieux comprendre qui sont les citoyens, comment ils réagissent et comment les mobiliser. C’est un outil stratégique puissant — surtout quand on remplace les stéréotypes par des profils réels. Et c’est souvent la première étape pour faire fonctionner, pour vrai, la politique de proximité.
Si on ignore encore ce qui se passe véritablement dans un cerveau qui a une idée, on connaît mieux les étapes nécessaires à son accouchement, grâce aux travaux de Poincaré et Hadamard. D’abord, un travail préparatoire conscient pour générer un grand nombre d’idées faciles et évidentes. Ensuite une période d’incubation inconsciente, un moment de lâcher prise qui permet à notre cerveau de créer des liens inconscients. Puis soudain, c’est l’illumination: le moment de l’Eureka, de certitude absolue. Une vérification peut être nécessaire. Enfin, le temps de la formulation vous permet de partager cette idée.
L’ethnographie est une méthode puissante pour comprendre la complexité des interactions humaines. Bien qu’elle exige du temps, des ressources et une certaine ouverture d’esprit, elle offre des insights uniques que d’autres méthodes de recherche ne peuvent fournir. Pour les chercheurs, les gestionnaires, et les décideurs, elle représente un outil inestimable pour naviguer dans un monde de plus en plus complexe et interconnecté.