DOSSIER SPÉCIAL

Ozymandias. L'ennemi commun comme stratégie.

Ozymandias. L'ennemi commun comme stratégie.

Gaëtan Namouric
Frédéric Constantin
Vous avez une mission claire. Des principes affichés. Un plan stratégique validé en comité. Et pourtant, quelque chose ne tient pas — les silos persistent, les équipes tirent dans des directions différentes, les meilleurs partent. Vous relancez la mobilisation. Vous organisez un off-site. Vous reformulez la vision. Rien n'y fait. Ce que la plupart des gestionnaires oublient, c'est que la cohésion d'une organisation ne naît pas de ce qu'elle veut devenir, mais de ce contre quoi elle se bat.
March 10, 2020
March 17, 2026
—  0  min. de lecture

L'expérience que personne n'oserait refaire aujourd'hui

L'été 1954. Une forêt d'Oklahoma. Vingt-deux garçons de onze ans divisés en deux groupes, installés dans deux camps séparés. Muzafer Sherif, psychologue social, orchestre depuis l'ombre ce qui deviendra l'une des expériences les plus citées de l'histoire des sciences humaines.

Les groupes se forment. Les Aigles. Les Crotales. Chacun développe ses rituels, sa fierté interne. Tout va bien. Puis Sherif introduit la compétition. En moins de quarante-huit heures, les insultes fusent. Les drapeaux adverses brûlent. Des embuscades nocturnes sont planifiées. Des garçons parfaitement normaux se comportent comme des factions tribales au bord de la violence.

L'expérience de la Grotte des Voleurs a longtemps été racontée comme une démonstration pure : séparez deux groupes, et l'hostilité émerge naturellement. La réalité est plus compliquée. Gina Perry, dans The Lost Boys (2018), a fouillé les archives de Sherif et découvert qu'une première tentative — en 1953, à Middle Grove — avait lamentablement échoué. Les garçons refusaient tout simplement de se comporter en tribus hostiles. Sherif et ses assistants ont dû mettre la main à la pâte : saboter des activités, détruire des biens, attiser les tensions. L'hostilité n'a pas émergé spontanément — elle a été soigneusement cultivée.

Qu'est-ce que ça change? La séparation ne suffit pas à créer un ennemi. Mais elle crée les conditions où l'ennemi devient possible. Et une fois l'ennemi installé — par compétition, par provocation, par circonstance — il déclenche une cascade biochimique précieuse pour le groupe : dopamine de la victoire, ocytocine du lien, cortisol de la menace partagée. La cohésion, en somme.

La deuxième partie de l'expérience est encore plus intéressante. Sherif tente de réconcilier les deux camps. Les pique-niques communs dégénèrent en batailles de nourriture. Les films partagés tournent à l'affrontement. Les bonnes intentions ne suffisent pas. Ce qui finit par fonctionner, c'est une canalisation d'eau en panne qui prive les deux camps de leur approvisionnement. Face à cette menace commune, l'hostilité fond. Les garçons ne sont pas devenus meilleurs — ils ont simplement trouvé un ennemi plus urgent que l'autre groupe.

Des dizaines d'études ultérieures ont confirmé ce résultat : un objectif supra-ordonné — un défi partagé contre un adversaire commun — réduit les conflits intergroupes. La méthode de Sherif était discutable, mais sa conclusion a survécu à l'examen.

Le cerveau qui choisit son camp avant de choisir ses idées

Henri Tajfel, survivant de la Shoah devenu professeur à Bristol, est entré en psychologie sociale par la question la plus personnelle qui soit : comment des humains ordinaires en arrivent-ils à déshumaniser d'autres humains ordinaires?

Sa réponse, développée avec John Turner sous le nom de Théorie de l'identité sociale, est d'une simplicité dérangeante. L'être humain construit son identité par comparaison. Je sais qui je suis en sachant qui je ne suis pas. Ce n'est pas un bug. C'est l'architecture de base.

Dans leurs expériences, des participants assignés aléatoirement à un groupe — sur la base d'un pile ou face — favorisaient immédiatement leur propre groupe au détriment de l'autre, même contre leur intérêt économique personnel. Même quand le groupe n'existait que depuis cinq minutes.

Une nuance importante, cependant : Tajfel a montré que la simple catégorisation — la perception d'une frontière entre « nous » et « eux » — suffit à produire du favoritisme envers son propre groupe. Mais ce favoritisme n'implique pas nécessairement de l'hostilité envers l'autre. On peut préférer les siens sans détester les autres. La frontière suffit à produire de la loyauté interne; l'ennemi, lui, l'électrise.

La conclusion reste vertigineuse : la cohésion ne vient pas de vos valeurs affichées dans le hall d'entrée. Elle vient du dehors. Et si elle ne vient pas du dehors, elle ira chercher un dehors à l'intérieur.

L'ennemi comme acte de leadership

Steve Jobs a inventé Apple, en inventant l'ennemi d'Apple.

En 1984, la publicité du Super Bowl montre une femme qui lance un marteau sur un écran géant où Big Brother prononce un discours. IBM n'est jamais nommée, mais tout le monde comprend. Cette publicité n'a pas vendu un ordinateur. Elle a vendu une appartenance. Être utilisateur Mac, c'était prendre parti dans un conflit entre la créativité et la conformité. Apple n'était pas un fabricant de matériel informatique. Apple était une résistance.

Jobs le répétait dans ses mémos internes : les équipes qui n'ont pas d'ennemi s'endorment; celles qui en ont un s'électrisent. Une organisation qui sait ce qu'elle combat sait ce qu'elle est. Une organisation qui ne combat rien devient, très progressivement, son propre champ de bataille.

C'est ici qu'Ozymandias entre en scène.

Dans Watchmen — la bande dessinée de 1986 signée Alan Moore et Dave Gibbons — le personnage d'Adrian Veidt arrive à une conclusion froide après des années d'analyse géopolitique : les États-Unis et l'URSS vont s'autodétruire, non pas parce qu'ils sont mauvais, mais parce qu'ils n'ont plus d'ennemi commun. Chaque bloc se retourne contre lui-même. La cohésion s'effondre. Alors Veidt fabrique un ennemi de toutes pièces — une fausse invasion extraterrestre, des millions de morts à New York — et les superpuissances se tendent la main. Le diagnostic de Veidt était juste. Son remède était monstrueux.

Nokia dominait 40% du marché mondial du téléphone mobile en 2007. Puis l'iPhone débarque. Une étude de Vuori et Huy, publiée en 2016 dans Administrative Science Quarterly, a disséqué ce qui s'est passé ensuite. Les auteurs documentent un effondrement émotionnel et politique : les cadres intermédiaires avaient peur de remonter les mauvaises nouvelles, la direction était paralysée par la complaisance, les divisions hardware et software se sont transformées en factions rivales. En quatre ans, Nokia perd 90% de sa valeur boursière.

L'étude ne parle pas explicitement de « déficit d'ennemi nommé » — elle parle de dysfonctionnement émotionnel et d'attention éparpillée. Mais on peut lire l'échec de Nokia comme un cas d'école : l'organisation avait un ennemi réel et crédible — Apple — et personne n'a eu le courage de le nommer comme tel pour fédérer les troupes. Faute de mobilisation contre un adversaire commun, les divisions ont fini par se dévorer entre elles.

Nommer l'ennemi : un acte de gouvernance

L'ennemi n'a pas besoin d'être spectaculaire. Il a besoin d'être nommé.

La campagne présidentielle d'Obama en 2008 n'avait pas d'ennemi en chair et en os. Elle avait « Washington » — une façon de faire la politique présentée comme l'adversaire. Des millions de personnes sans rien en commun se sont retrouvées dans une coalition cohérente parce qu'elles combattaient la même chose.

Netflix offre un exemple plus ambigu, et peut-être plus instructif. L'histoire officielle raconte que Reed Hastings a fondé l'entreprise après avoir payé 40$ de frais de retard pour Apollo 13 oublié chez lui — et que Netflix s'est construit « contre les frais de retard ». C'est devenu un mythe fondateur puissant. Sauf que Marc Randolph, co-fondateur, a démenti cette version dans That Will Never Work (2019) : l'idée de Netflix est née d'une conversation sur le commerce en ligne, pas d'une frustration contre Blockbuster.

Ce que cet exemple révèle est peut-être encore plus intéressant : l'ennemi peut être construit rétrospectivement. Netflix a transformé les « frais de retard » en ennemi narratif après coup — et ce récit a fonctionné pour aligner l'organisation. L'ennemi n'a pas besoin d'être la genèse réelle. Il a besoin d'être crédible, partagé, mobilisateur.

Ce que ces exemples ont en commun : l'ennemi est précis, crédible, partagé. Et il est nommé explicitement — pas laissé à l'imagination de chacun, qui finira par en inventer un à sa porte.

Les trois pièges

L'ennemi interne. Quand la direction ne désigne pas d'ennemi extérieur, les équipes en trouvent un à l'intérieur. Les finances combattent les opérations. Le siège combat le terrain. La tribu cherche son « eux » — si vous ne le lui donnez pas, elle le choisira parmi vous.

L'ennemi fantôme. Certaines organisations fabriquent une menace imaginaire pour produire une cohésion artificielle. C'est le piège d'Ozymandias poussé à son terme : ça fonctionne un temps, puis les gens découvrent le mensonge, et la cohésion s'effondre avec la crédibilité de ceux qui l'ont fabriquée. La manipulation produit de la cohésion temporaire et de la méfiance permanente.

L'ennemi de substitution. L'organisation sans ennemi extérieur se retourne parfois contre son propre passé — contre les gens qui ont construit ce qui existe, contre la culture d'avant. Une organisation qui se réinvente en combattant ce qu'elle était, sans jamais nommer ce contre quoi elle veut réellement lutter, se bat jusqu'à l'épuisement.

Un ennemi mal choisi ne crée pas la cohésion. Il crée une guerre civile avec une bonne conscience.

Ce que ça change

La première question à se poser n'est pas « quelles sont nos valeurs? » mais « contre quoi nous battons-nous? » Les valeurs définissent le caractère de l'organisation. L'ennemi en définit l'énergie.

La deuxième question : est-ce que l'ennemi que vous avez choisi grandit les gens qui vous suivent? Un ennemi bien choisi rend les équipes plus généreuses, plus créatives, plus résilientes. Un ennemi mal choisi les rend paranoïaques et épuisées.

Veidt avait raison sur le diagnostic, mais il avait tort sur le remède. La cohésion ne se fabrique pas de toutes pièces — elle se gagne par la désignation honnête de ce qu'on combat vraiment. C'est moins spectaculaire qu'une fausse invasion extraterrestre. C'est aussi beaucoup plus durable.

Ce qu'il faut retenir

La cohésion organisationnelle ne naît pas des valeurs affichées ni des plans stratégiques. Elle naît de la présence d'un ennemi commun clairement désigné. L'expérience de Sherif (Robbers Cave, 1954) — malgré ses failles méthodologiques documentées par Perry (2018) — a démontré que seul un défi partagé contre un adversaire commun réduit les conflits intergroupes. Tajfel et Turner (Théorie de l'identité sociale, 1979) ont montré que la simple perception d'une frontière suffit à produire de la loyauté interne — l'ennemi, lui, l'électrise. Les organisations qui perdent leur ennemi extérieur ne deviennent pas pacifiques : elles en trouvent un à l'intérieur. Trois pièges à éviter : l'ennemi interne (les collègues deviennent la cible), l'ennemi fantôme (la menace inventée qui détruit la crédibilité), l'ennemi de substitution (l'organisation qui combat son propre passé). Nommer l'ennemi — précisément, courageusement, honnêtement — reste l'un des actes de leadership les plus sous-estimés.

Gaëtan est le fondateur de Perrier Jablonski. Créatif et stratège, il est aussi enseignant à HEC, à l’École des Dirigeants et à l'École des Dirigeants des Premières Nations. Il est membre du C.A. de l’École Nationale de l’Humour. Il est certifié par le MIT (Design Thinking, I.A.), il étudie l'histoire des sciences, la philosophie, et les processus créatifs. Il est l’auteur de deux essais et plus de 200 articles sur tous ces sujets.
Frédéric a été un collaborateur occasionnel de Perrier Jablonski. Ses sujets : l'ethnographie, le comportement des gens, les méthodes statistiques... et la culture geek.
Bibliographie et références de l'article

BANDE DESSINÉE · Moore, A., et Gibbons, D. (1986–1987). Watchmen. DC Comics. Le personnage d'Adrian Veidt (Ozymandias) et son plan de fabrication d'un ennemi commun comme illustration d'un mécanisme psychosocial documenté.


ÉTUDE EMPIRIQUE FONDATRICE · Sherif, M., Harvey, O. J., White, B. J., Hood, W. R., et Sherif, C. W. (1961). Intergroup Conflict and Cooperation: The Robbers Cave Experiment. University of Oklahoma Book Exchange. Démontre que la compétition intergroupes produit des comportements hostiles — et que seul un objectif commun supra-ordonné réduit ces conflits. Résultats confirmés par des dizaines d'études ultérieures.


ENQUÊTE HISTORIQUE · Perry, G. (2018). The Lost Boys: Inside Muzafer Sherif's Robbers Cave Experiment. Scribe Publications. Révèle les manipulations méthodologiques de Sherif — notamment l'échec de l'expérience de Middle Grove en 1953 — et nuance l'interprétation classique sans invalider la conclusion principale.


ARTICLE FONDATEUR — REVUE À COMITÉ DE LECTURE · Tajfel, H., et Turner, J. C. (1979). « An integrative theory of intergroup conflict. » In W. G. Austin et S. Worchel (dir.), The Social Psychology of Intergroup Relations (p. 33–47). Brooks/Cole. Théorie de l'identité sociale. Plus de 50 000 citations. Distingue catégorisation sociale et comparaison sociale — nuance essentielle pour comprendre que le favoritisme in-group n'implique pas nécessairement l'hostilité out-group.


ÉTUDE DE CAS — REVUE À COMITÉ DE LECTURE · Vuori, T. O., et Huy, Q. N. (2016). « Distributed Attention and Shared Emotions in the Innovation Process: How Nokia Lost the Smartphone Battle. » Administrative Science Quarterly, 61(1), 9–51. Démontre comment les dynamiques émotionnelles et politiques internes ont paralysé la réponse stratégique de Nokia à l'iPhone. L'interprétation en termes de « déficit d'ennemi nommé » est une lecture secondaire plausible.


BIOGRAPHIE · Isaacson, W. (2011). Steve Jobs. Simon & Schuster. Source pour la campagne « 1984 » d'Apple et la culture de l'entreprise comme résistance organisée.


MÉMOIRE DE FONDATEUR · Randolph, M. (2019). That Will Never Work: The Birth of Netflix and the Amazing Life of an Idea. Little, Brown and Company. Démystifie l'origine de Netflix : l'histoire des « frais de retard » est un récit rétrospectif, pas la genèse réelle — ce qui illustre que l'ennemi peut être construit après coup pour aligner l'organisation.


ESSAI MANAGÉRIAL · Hastings, R., et Meyer, E. (2020). No Rules Rules: Netflix and the Culture of Reinvention. Penguin Press. Présente la version officielle de Netflix sur sa culture et sa stratégie — à lire en contrepoint du témoignage de Randolph.


ARTICLE PERRIER JABLONSKI · Perrier Jablonski. « La bureaucratie, cet éléphant dans la pièce. » perrierjablonski.com. Sur les dynamiques internes qui émergent quand les organisations se retournent contre elles-mêmes.

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Gaëtan Namouric - MidJourney
L'effet Ozymandias — inspiré du personnage de Watchmen qui fabrique un ennemi commun pour forcer la cohésion mondiale — désigne le moment où une organisation perd son adversaire extérieur et retourne son énergie tribale vers l'intérieur. La psychologie sociale est formelle : l'expérience de Sherif (1954), malgré ses failles méthodologiques documentées par Perry (2018), a démontré que seul un défi partagé contre un ennemi commun réduit les conflits intergroupes. Tajfel et Turner (1979) ont montré que la simple perception d'une frontière suffit à produire de la loyauté interne — et que l'ennemi, lui, l'électrise. Les organisations qui perdent leur ennemi ne deviennent pas pacifiques : Nokia face à Apple en est l'illustration la plus documentée (Vuori & Huy, 2016). Nommer l'ennemi est un acte de gouvernance stratégique, à condition qu'il soit réel, partagé et régulièrement renouvelé — ou, comme Netflix l'a montré, qu'il soit assez crédible pour aligner l'organisation même s'il a été construit après coup. Les trois pièges : ennemi interne, ennemi fantôme, ennemi de substitution.
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